Le marché du commerce en ligne

Vente en ligne, commerce sur mobile, distribution multicanal : le commerce électronique a profondément changé les habitudes d'achat. Cette page en présente les grandes lignes et les règles applicables.

Où en est le marché

La part du commerce en ligne dans le commerce de détail s'est stabilisée après une accélération marquée, à un niveau très variable selon les catégories : élevée pour la culture, l'électronique, l'habillement et le voyage ; faible pour l'alimentaire, le bricolage lourd et l'ameublement.

Le mobile représente désormais la majorité des visites, et une part croissante des achats, ce qui a fait de l'ergonomie sur petit écran un facteur déterminant.

Les places de marché concentrent une proportion importante des transactions, avec pour conséquence une dépendance forte des vendeurs à quelques plateformes.

Et la seconde main s'est installée comme un segment durable, y compris chez des enseignes traditionnelles qui l'organisent elles-mêmes.

Le commerce unifié

La séparation entre magasin et site s'est estompée.

Le retrait en magasin d'une commande passée en ligne, le retour en boutique d'un achat à distance, la commande depuis le magasin d'un article indisponible, et la consultation du stock d'un point de vente depuis le site sont devenus courants.

Ce fonctionnement suppose un stock unique et un historique client partagé, ce qui constitue le véritable chantier des enseignes, technique bien plus que commercial.

La logistique

C'est le poste qui pèse le plus sur la rentabilité.

Le dernier kilomètre représente une part disproportionnée du coût total et de l'empreinte environnementale.

Les retours constituent l'autre poste critique : selon les catégories, ils peuvent atteindre des taux très élevés, en particulier dans l'habillement, où la commande de plusieurs tailles est devenue une pratique courante.

Sur le plan environnemental, deux facteurs déterminent tout : le mode de livraison, le point relais groupé est nettement plus favorable que la livraison individuelle à domicile, surtout en cas d'échec de présentation, et le taux de retour.

Les leviers d'un commerce en ligne

La fiche produit : photographies nombreuses et fidèles, description précise, dimensions réelles, guide des tailles, et avis authentiques. C'est ce qui réduit les retours, davantage que toute optimisation du tunnel d'achat.

La confiance : mentions légales complètes, conditions de vente lisibles, coordonnées joignables, moyens de paiement reconnus.

Le délai et le coût de livraison, premiers motifs d'abandon d'un panier.

Et le service après-vente, principal facteur de réachat.

Les droits du client

Ils sont substantiels et souvent ignorés.

Le droit de rétractation de quatorze jours à compter de la réception, sans motif, avec des exceptions limitativement énumérées : biens personnalisés, produits descellés pour raisons d'hygiène, contenus numériques téléchargés après accord exprès.

Le remboursement intégral dans les quatorze jours, frais de livraison standard compris.

La garantie légale de conformité, gratuite, pendant deux ans, avec présomption que le défaut existait à la livraison.

La garantie des vices cachés, qui court plus longtemps.

Et l'obligation d'information sur le prix de référence lors d'une annonce de réduction : ce prix doit être le plus bas pratiqué au cours des trente jours précédents.

Sur une place de marché, il faut vérifier si le vendeur est un professionnel ou un particulier : les garanties et le droit de rétractation ne s'appliquent qu'aux ventes par un professionnel.

Les aides publiques aux travaux

Un mot sur un domaine où circulent beaucoup d'offres commerciales : l'État et les collectivités attribuent des aides à la rénovation énergétique, dont les montants et les conditions évoluent chaque année.

Elles se vérifient auprès des sources officielles et du conseil gratuit des espaces France Rénov', et non auprès d'un démarcheur, les offres à un euro et le démarchage téléphonique sur ces sujets sont encadrés, et souvent frauduleux.

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